Un week-end à Bordeaux

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Ce week-end, cap sur le Sud-Ouest, on vous fait découvrir Bordeaux ! Mais ne vous attendez pas à ce que l’on vous parle de la Place de la Victoire ou de celle des Quinconces, on vous propose de découvrir Bordeaux autrement. Nous nous sommes promenés entre les ruelles étroites à la découverte de monuments cachés et nous sommes partis à la rencontre de commerçants et d’artisans amoureux de leur région. Nous vous avons également déniché des adresses incontournables, d’autres plus secrètes.

Notre balade commence non loin des quais. Réhabilités et aménagés depuis une petite dizaine d’années, ils ont transformé la ville et permis aux Bordelais comme aux visiteurs de se rapprocher de la Garonne. À l’heure où le soleil est à son zénith, nous nous dirigeons vers la rue Notre-Dame. Là, nous sommes d’emblée charmés par les vieilles pierres qui ornent les immeubles. 

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On pénètre ici dans le quartier pittoresque, avec ses ruelles pavées, ses galeries d’art et ses antiquaires. À côté des brocanteurs émerge également une nouvelle génération de boutiques. Leur créneau ? La restauration rapide de qualité – saveurs italiennes à La Bocca, cakes et soupes de saison chez Estelle – ou la créativité : accessoires scandinaves chez Ö Design, mobilier design à L’Inoxerie et art contemporain d’Afrique et d’Océanie à la galerie Mandel. La rue Notre-Dame, c’est aussi la promesse de faire de belles rencontres. L’occasion de discuter avec Paul Turpin, propriétaire du Paul’s place, salon de thé situé au numéro 76 de la rue et dont la famille possède plusieurs établissements dans la ville. Nous en avons profité pour faire une escale au 18, à La Conserverie. Jacques et sa bande de copains nous font partager leur terroir, dans un endroit ressemblant plus à une maison de famille qu’une cave à vins.

La Conserverie

Le palais pourvu, nous continuons notre escapade en bifurquant vers le Jardin Public. Classé monument historique depuis 1935, ce parc est un réel havre de paix où l’on choisit son occupation à sa guise. Après une pause sur la pelouse et une balade au jardin botanique voisin, on ne résistera pas à l’idée de se désaltérer – on dira que c’est à cause de la chaleur – à l’Orangerie du Jardin Public. La beauté du lieu et la finesse des pâtisseries et boissons qui y sont servies valent bien de casser sa tirelire pour passer un agréable moment dans ce petit jardin d’Eden.

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Ensuite, on prend la direction de la place des Grands Hommes, en se perdant dans les petites rues. Toujours cette pierre blonde. C’est très beau tout ça, l’occasion au passage de souligner que le centre-ville est classé Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 2007. Depuis cette date, Bordeaux, également surnommée « la belle endormie », respire et les piétons et le tramway ont reconquis les rues. Nous voici arrivés aux Grands Hommes – comme on dit ici – véritable noyau du Triangle d’or bordelais. Ici, boutiques de luxe et commerces anciens se côtoient. On vous conseille de faire un détour par la confiserie de David Capy, Meilleur Ouvrier de France en 2007, l’idéal pour un goûter gourmand. Ses éclairs et glaces maisons raviront vos papilles.

David Capy

Prenons ensuite la direction du centre-ville et plus précisément du quartier Saint-Éloi. Enchevêtrement de petites rues pavées, ce quartier « bobobo » (bourgeois bohème bordelais) revête les vestiges de vieilles enseignes qui nous font imaginer les commerces existants 50 ans plus tôt : quincailleries, teintureries entre autres… seule une authentique boutique d’articles de chasse et pêche a survécu.
Après avoir admiré la Grosse Cloche, nous voilà sur la place Fernand Lafargue, véritable melting-pot de restaurants. On opte pour Kokomo Delicatessen, peut-être le meilleur restaurant de burger de Bordeaux.

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Après s’être rassasiés, revenons là où tout a commencé, sur les quais. Impossible de manquer le Miroir d’eau. Imaginez un demi-terrain de foot dont on aurait remplacé la pelouse pour un pavement de granit bleu roi, recouvert de 3cm d’eau grouillante. L’eau ensuite se stabilise, et apparait alors à perspective renversée le double de la Place de la Bourse lui faisant face. L’effet est saisissant ! On se prend à rêver – enlevant nos baskets et empruntant les rues virtuelles qui se reflètent sur la fine pellicule humide – à marcher sur le ciel. Nous allons même pousser le vice et terminer notre balade sur le nouveau pont Jacques Chaban Delmas. Du haut, on contemple la ville et on pense à tous ces kilomètres parcourus.

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En y regardant de plus près, on comprend mieux pourquoi l’on a donné à la Garonne, en forme de croissant, le surnom de port de la lune. La nuit est fraîche. Il est temps de rentrer. Ah mince, on a raté le dernier tramway… Allons courage, on va rentrer à pied !

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