Un week-end à Amterdam

D&T

Les vacances d’été tirent à leur fin et chacun (ou presque) renoue tout doucement avec son train-train quotidien. Des journées de dépression post-vacances, on se surprend à admirer, une énième fois, les images capturées lors des dernières escapades, histoire de prolonger le rêve.

C’est dans ces moments amers que nous avons décidé de remuer le couteau dans la plaie vous conter l’histoire de notre week-end à Amsterdam, la bien-nommée Venise du Nord. Nous y avons flâné, nous nous y sommes cultivés et nous y avons fait des rencontres inoubliables.

À 430 km de Paris, Amsterdam. La Capitale néerlandaise, avec ses 799 442 habitants est une bombe d’énergie, qui risque à tout moment – de jour comme de nuit – d’exploser. Arrivés aux alentours de 21h, nous nous sommes dirigés illico-presto vers le centre d’Amsterdam où nous comptions rejoindre notre nid, déniché sur Airbnb, pour le week-end.

Le séjour commence réellement le lendemain. Apprêtés et accompagnés de notre compagnon d’aventure – nommons l’appareil photo – nous avions pour seul programme de nous perdre dans les rues de la ville. Pas de programme préétabli car, nous le savons, c’est le meilleur moyen de rater ses vacances à l’étranger. Toutefois, quelques bonnes adresses food/bar/shopping repérées avant le départ nous accompagnent. « Nous les ferons tous si nous en avons le temps, sinon tant pis ! », avions-nous arrêté.

Nous voilà donc à Negen Straatjes (Nine Streets), petit quartier de la ville essentiellement composé de menues boutiques artisanales et de vêtements ainsi que des restaurants. Le hasard nous mena au Broodje Bert, un lunch corner amstellodamois situé le long du canal, pour ce premier repas de la journée. L’endroit reflète à merveille l’esprit à la cool qui fait la réputation de la capitale. Simple et d’une décoration sans artifice, il séduit et inspire une confiance aveugle grâce à la cuisine totalement ouverte sur la salle. Le personnel est accueillant, le cadre sympathique et les mets délicieux mais sans grandes prétentions. Si vous êtes en quête de finesse, passez votre chemin car ici les portions y sont (très) généreuses et grossièrement dressées.

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Repus, nous eûmes le courage de nous engouffrer, un peu plus loin, au Musée de la Torture l’un des seuls que nous ayons faits. Reproductions pour le moins inquiétantes d’instruments de torture, illustrations effrayantes et descriptions glaçantes nous racontent les différentes méthodes de répression utilisées d’un peuple à l’autre et d’un siècle à un autre. Nous apprîmes ainsi que les personnes autrefois accusées d’hérésie se voyaient contraintes de porter « La fourche hérétique », sur laquelle on pouvait lire l’inscription latine « Abiuro » – comprenez « Je renonce » – et dont la pointe était pressée contre le creux de leur menton. L’accusé ne pouvait alors réciter sa formule de pénitence sans manquer d’enfoncer la pointe de ladite fourche dans sa chair.

Mais qu’importe ! Parlons de choses plus gaies. Le soleil était à son zénith lorsque nous sommes sortis du musée, chatouillant de ses lueurs le canal face à nous. De l’autre coté du canal, les verrières aux intérieurs colorés qui se succédaient nous laissaient imaginer qu’il s’agissait du marché aux fleurs. Nous décidons donc d’aller nous y promener. Aux « stands » de fleurs, nous avons préféré les petits magasins. Dégustation de fromages hollandais, de jus de fruits fraîchement pressés, test de hamacs (eh oui !), découverte des fameux coffee shops…tout attise notre curiosité. Notre longue balade nous mène ensuite à Nieuwezijde à l’ouest de l’Amstel, dans l’hyper centre. De boutiques en boutiques, nous découvrons Men at Work, pur concentré artistique, où les looks s’accordent parfaitement aux tableaux colorés accrochés aux murs, également proposés à la vente. Les conseillers, on ne peut plus accueillants, nous invitent à prendre autant de photos que l’on souhaite ; l’un d’eux s’engage même dans une conversation très chaleureuse avec nous, s’intéressant à notre pays d’origine et partageant quelques bons plan de sa ville.

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Aux alentours de 18h, nous prenons le ferry pour nous rendre de l’autre côté de la ville dans un vieux port au Nord d’Amsterdam. Notre escale ici n’est pas hasardeuse. L’objet de notre convoitise se nomme Pllek, lieu de rencontres construit entièrement à partir de vieux containers sur un ancien site industriel. L’endroit est le repère des jeunes cool et branchés d’Amsterdam. Se relaxer est la seule règle à y respecter. Et il fut aisé de s’y accorder, le cadre aidant. Sur la plage, bateaux recyclés, poufs et transats font office d’assise tandis qu’au milieu de la foule jaillit un feu de camp, digne d’une soirée estivale à l’américaine.

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Le reste de la soirée, nous tenions toujours notre promesse de départ, nous perdant dans la ville pour en admirer, de nuit, toute la beauté.

Le lendemain matin, nous ne pouvions en aucun cas passer outre le brunch dominical. Et c’est dans le très sympa quartier De Pijp (nous ne sommes jamais arrivés à le prononcer correctement) que nous avons trouvé notre bonheur. Autre repère branché, la nourriture servie y est toute aussi excellente. Décoration épurée, personnel international et au summum de la cool-attitude, cuisine totalement ouverte dévoilant la dextérité du Chef et de son armée : absolument tout à Bakers & Roasters nous exalte. Les paniers de fruits et légumes frais entreposés à l’entrée nous laisse aisément imaginer la qualité des plats servis. 2 assiettes d’œufs Bénédicte généreusement dressées, 4 verres de jus d’oranges pressées, une pile de pancakes arrosés de sirop d’érable, un bol de fruits de saison et 2 tasses de cappuccino plus tard, c’est le sourire jusqu’aux oreilles que nous payons l’addition et décidons de poursuivre notre route.

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Après une balade digestive, nous louions y pédalo pour aller à la découverte des canaux. Nous voyions Amsterdam sous un nouvel angle, et nous étions toujours aussi ravis d’y être. Émus et inspirés, nous l’étions aussi lors de notre visite dans cette maison si célèbre dans le monde entier : la demeure d’Anne Frank dont nul n’ignore l’histoire.

Malgré tout, notre séjour se termine sous les meilleurs auspices car, nous le savions, l’aventure n’était pas terminée. Quatre heures plus tard, nous serions dans l’avion qui nous mènerait à Malte, là-même où la saison estivale sonnera, pour nous, son ultime coup d’envoi.

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